Vous commencez à le comprendre, cette année, ce sont nos valeurs qui déterminent nos choix. Donc, en toute logique, pour 2018, on a décidé, non pas de chercher une ville mais un lieu… Retour sur la procédure !

Un lieu plutôt qu'un ville

Un lieu plutôt qu'un ville

Privilégier le fond sur la forme

Les interviews et le travail sur les valeurs l’ont confirmé, le truc de Sud Web c’est le lien humain. Alors quand il a fallu trouver un lieu, on s’est demandé :

Qu’est-ce qui, dans le choix pragmatique du lieu, se mettrait au service de ce lien humain ? Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour le renforcer ?

Ce à quoi on a répondu « Ben un lieu dans lequel on pourrait vivre tous ensemble, en immersion pendant 2 jours pardi ! »

Bon, comme pour toutes les discussions de ce type, ça a gratté. Ben oui, opter pour un endroit nous correspondant mieux, c’était aussi reconnaître que SudWeb est aujourd’hui davantage un évènement convivial qu’un évènement urbain. On a donc dû s’ouvrir à l’idée de s’éloigner un peu des villes…

C’est comme ça qu’une vingtaine de gîtes, campings, hameaux plus tard1, Erick et moi avons atteris en pleine cambrousse aux portes d’Anduze un petite ville installée à l’entrée du Parc National des Cévennes…

De la cambrousse et un centre de vacances

On est accueilli·e·s par Aurélie pour visiter le Val de l’Hort. J’adore tout de suite ! On est reçu comme des potes : avec un grand sourire et beaucoup de simplicité. Aurélie est contente de nous rencontrer et s’enthousiasme d’emblée pour le projet.

Le jardin pour des informels délicieux !

Le jardin pour des informels délicieux !

On découvre un grand jardin dans lequel plusieurs petits espaces se dessinent. Tables de ping-pong, coin pique-nique, parcelles d’herbe, terrain de basket…On s’y voit déjà « Oh là ce sera parfait pour introduire le forum ouvert ! ». On découvre aussi l’existence d’un chemin qui rejoint le centre ville en 15min à pied seulement. Trop chouette !

Le deuxième bâtiment

Le deuxième bâtiment

RDV avec la simplicité et la convivialité

L’ambiance est vraiment celle des colonies de vacances, c’est sobre et familial. Le standing n’est pas très élevé et c’est ce qui fait qu’on se sent direct « comme à la maison ». Le lieu est « circulant » : il y a plusieurs espaces différents qui communiquent plutôt bien entre eux. Il y a comme une invitation à se l’approprier.

Il n’y a pas de chambres individuelles. Ce sont des chambres de 2 à 8 lits. Les sanitaires (douches et WC) sont collectifs.

15 chambres de 2 à 4 lits

15 chambres de 2 à 4 lits

2 dortoirs de 8 et 9 lits

2 dortoirs de 8 et 9 lits

D’un côté on trouve ça génial, c’est simple et fun « ça va être trop bon de vivre tous ensemble !» et en même temps on se rend bien compte que c’est plutôt minime en terme de confort et d’intimité « Comment faire pour celles et ceux qui ont besoin de solitude et d’espace ? ».

Deux-trois questions et un remuage de méninges plus tard, on avait déjà les premières solutions : plantage de tentes, AirBnb, hôtels, création d’une interface qui permet de poser des options et des critères pour sa chambre (que des femmes, que des couche-tôt, entre potes)… étaient des propositions largement envisageables pour permettre à chaque participant·e·s de vivre Sud Web dans les meilleures conditions possibles pour lui ou elle.

Ouf ! On allait pouvoir prendre soin de tout le monde !

Un petit coin de paradis (pas besoin de parapluie)

Un petit coin de paradis (pas besoin de parapluie)

On découvre les cuisines avec le cuisinier : « On fait du local au maximum, on connaît le boulanger et l’apiculteur par exemple. » Les repas sont cuisinés sur place par un vrai monsieur à qui on pourra vraiment serrer la main. Et puis, pas de vaisselle jetable et du compostage pour les déchets. Excellent !

On apprend aussi qu’il est tout à fait possible de faire venir des prestataires extérieurs si on veut. Direct Erick tilte « Oh ! Mais j’ai un ami brasseur qui pourrait venir nous fournir en bière locale le vendredi soir ! » Mouais, mouais… tu perds pas le nord toi, hein ?

Le seul hic, c’est la salle de conférence. Un coup d’œil, et on se rend vite compte qu’elle ne peut pas accueillir la communauté entière. Aïe ! Déception. Tout était top jusque là… On refait chauffer nos cerveaux et ouvrons les possibles : qu’est-ce qu’on aurait comme autre solution ? Un chapiteau ? Faire tout dehors ? Ouvrir les portes ?

On trouvera bien d'autres choses à y faire :-)

On trouvera bien d'autres choses à y faire :-)

« Y’a-t-il un grande salle à proximité ? »

Bingo ! On avait notre solution : louer la salle polyvalente du village situé à 15 min à pied du lieu par un joli sentier. Soulagement et fierté.

Le parti pris du changement

On le savait, changer la façon dont on allait construire cette édition 2018 allait forcément faire bouger les lignes… mais là, cette immersion au Val de l’Hort, c’est un sacré parti-pris !

En discussion avec le reste de la Thym, des petites inquiétudes pointent le bout de leur nez : « Et si la communauté n’adhére pas à ce changement ? Et si la localisation du lieu décourage les participants à venir ? Et si ce n’est pas assez confortable ? »

Et en même temps, on s’accroche au travail qu’on a fait en amont : ces choix ont du sens puisqu’ils se mettent au service des valeurs de l’évènement et des retours des participant·e·s pendant les interviews et les rétrospectives.

Du coup, pour prendre soin de la communauté et la préparer au mieux, on choisit d’être entièrement transparents sur ces changements. On décide de faire tout notre possible pour pallier les problématiques logistiques (on va réfléchir à des bus, fournir des itinéraires, inciter au covoiturage)…

Et puis on se dit que si on se pose les bonnes questions dans le bon sens, qu’on itère et qu’on continue à être créatifs. On devrait arriver à gérer… ensemble.

En conclusion les ami·e·s, tenez-vous prêt·e·s, cette édition 2018 sera inédite !

  1. On a bien été aidés par le site GrandGites.com